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Après avoir annoncé l'arrêt de sa carrière de footballeur, à l'âge de 26 ans, en fin de semaine dernière, Nicolas Karlamoff revient notamment sur les raisons de sa décision, ainsi que sur ses quatre années compiégnoises.
L'AFC Compiègne lui souhaite bonne continuation pour la suite.
Nicolas, pourquoi as-tu pris la décision d'arrêter ?
J'ai souhaité mettre un terme à ma carrière suite à des problèmes de santé, mais c'est aussi lié à une certaine lassitude. J'ai des soucis récurrent avec une sciatique et en continuant ça se serait aggravé. Les moments où je me sentais bien physiquement devenaient de plus en plus rares. Et j'avais prévenu le président que je faisais ma dernière saison. De plus, je suis dans le football depuis longtemps. J'ai intégré le Centre de Formation d'Amiens à lâge de 14 ans et à un certain niveau il faut que le mental et le physique suivent. Si je venais à rejouer, ça serait uniquement pour faire du football loisir.
Que retiens-tu de tes années compiégnoises ?
Que du positif. J'ai beaucoup apprécié le côté très humain de ce club qui fonctionne essentiellement avec des bénévoles. J'y ai passé de bonnes années où j'ai joué avec des personnes que je cotoyais sur et en dehors du terrain. Ce fut un changement par rapport à mes expériences précédentes où les joueurs étaient plutôt individualistes.
J'ai vu le club grandir assez rapidement, car quand je suis arrivé c'était encore de l'amateurisme. Et vu notre classement à l'issue de la première année en CFA, les dirigeants se sont rendus compte que le club pouvait prétendre à plus et se sont donnés les moyens d'y arriver. J'espère que Compiègne va réussir à monter en National, même si c'est de plus en plus difficile.
Qu'envisages-tu pour la suite ?
Pour le moment, rien de précis. J'envisage de faire des formations professionnelles. Actuellement je prospecte.
Quel est ton sentiment sur l'effectif de cette saison ?
Je pense qu'il y a beaucoup de qualité. Ca manque encore un peu d'automatismes, mais il faut que la "mayonnaise" prenne. Il était important d'obtenir une victoire assez rapidement pour que l'équipe comprenne qu'elle pouvait gagner. Ca joue sur le mental. Le groupe est plus étoffé que l'an dernier et des joueurs vraiment intéressant sont arrivés. Il faut qu'ils prennent leurs marques, même si on attend déjà beaucoup d'eux. J'espère que ce premier succès sera le déclic. Mais je fais confiance au coach pour mettre tout ça en place. Ce groupe est capable d'être dans les cinq premiers et de jouer les premiers rôles.